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Lutte contre une espèce invasive : La Renouée du Japon

Béké s’est engagé dans la lutte contre une espèce invasive, la Renouée du Japon en l’utilisant dans ses hôtels à insectes. Mais qu’est-ce qu’une espèce invasive et c’est quoi la Renouée du Japon ? Est-ce si mauvais que ça ? Découvrez-en plus dans cet article.


Une espèce invasive est une espèce qui ne provient pas du milieu dans lequel elle se développe et qui prolifère au détriment des espèces indigènes, initialement présentes dans le milieu. Attention, il ne faut pas confondre avec une espèce locale qui prolifère dans un lieu donné. Il est donc plus approprié de parler d’espèces exotiques envahissantes.


Les espèces exotiques envahissantes sont reconnues comme la troisième cause de l’érosion de la biodiversité mondiale.


A l’échelle de la France métropolitaine, l’Inventaire national du patrimoine naturel (INPN) recense « 1 379 espèces de plantes exotiques envahissantes et 708 espèces de faune » (Centre de ressources des espèces exotiques envahissantes). La majorité de ces espèces sont arrivées par l’action de l’homme, intentionnellement ou non.


Quelques exemples d’espèces exotiques envahissantes que vous pourrez observer facilement :


· La Perruche à collier : importée intentionnellement par les amateurs de volières, des populations se sont développées dans les grandes villes issues d’individus échappés, comme à Londres, Paris, Lille, etc. Des études sont en cours quant à son impact sur les espèces locales. Il semblerait que cet impact soit négatif : « Une compétition est observée avec plusieurs espèces d’oiseaux indigènes pour l’accès à la nourriture et aux sites de nidifications (passereaux, étourneaux sansonnets, pics, etc.). »

· Le Frelon asiatique : Arrivé accidentellement dans des poteries en provenance de Chine dans le Lot-et-Garonne en 2004, il est aujourd’hui présent sur tout le territoire métropolitain français et envahit maintenant les pays voisins. Son développement est très négatif sur les populations d’abeilles domestiques dont il capture les abeilles butineuses à la sortie de la ruche.

 

Revenons-en à l’espèce qui intéresse le plus Béké : La Renouée du Japon


Figure 1: Jeunes pousses de Renouée du Japon poussant sur le bord d'une route à Marcq-en-Baroeul.


Figure 2 : Nouvelles pousses de Renouée du Japon coupées en Mars.


Cette plante a été importée dès le XIXe siècle et fut vendue pour des « vertus extraordinaires ». Cette première importation n’a pas participé à l’invasion observée actuellement. C’est dans la fin du XXe siècle que l’expansion est devenue incontrôlée : ci-dessous la carte de la répartition de la Renouée du Japon. En violet clair, les données rentrées entre 1950 et 2000. En violet foncé, les données rentrées après l’an 2000. Maintenant répartie dans la quasi-totalité de l’hexagone, son expansion est rapide et dévastatrice.

Figure 3 : Carte de la répartition de la Renouée du Japon en France. En violet clair, la Renouée a été aperçue entre 1950 et 2000 pour la première fois. En violet foncé, la première donnée date d'après l'an 2000. Carrés de 10km sur 10km. http://siflore.fcbn.fr/?cd_ref=117503&r=metro

Pouvant grandir jusqu’à 10 cm par jour, la Renouée du Japon crée une véritable « canopée horizontale » dense pouvant monter à 3 ou 4 mètres du sol, ce qui empêche toute autre plante de pousser car elle empêche la lumière d’atteindre le sol. Ces herbacées vivaces géantes peuvent vivre plusieurs décennies. Profitant des berges mal entretenues, ou encore des bords de voie ferrées, d’autoroutes et routes, cette plante a un impact écologique majeur : elle provoque « une diminution de la richesse spécifique végétale et animale (Bímova et al. 2003, Maerz et al. 2005, Gerber et al. 2008) » (Centre des ressources des espèces exotiques envahissantes).


La Renouée du Japon a de plus un impact économique sur les collectivités publiques pour la régulation de cette plante le long des cours d’eau, dans les parcs, etc.

 

Béké s'engage dans la lutte contre cette espèce invasive, classée dès l'an 2000 au "top 100 des espèces parmi les plus néfastes au monde" par l'IUCN (Union Mondiale pour la Nature). Un des points positifs est que la coupe régulière (6 à 10 fois par an) permet de réguler son expansion.

Figure 4: Pousse de Renouée du Japon éliminée lors de la coupe de tiges pour les hôtels à insectes Béké.

Et une fois séchée, cette plante à l'expansion redoutable est, en petits tronçons, un abri parfait pour les abeilles solitaires.

C'est en l'utilisant pour nos nichoirs à insectes à la place du bambou, normalement utilisé, que Béké apporte sa contribution dans la lutte contre cette espèce invasive.

1 case d'hôtel à insectes = 6 à 10 m de tige


Figure 5: Renouée du Japon séchée et coupée en morceaux disposé dans l'élément de gauche. Modèle : Suite moderne pour Abeilles solitaires & Papillons - 3 éléments disponible sur le site www.beke-biodiv.fr


Figure 6: Et les abeilles solitaires en profitent pour y pondre leurs larves !! Ici l'abeille rebouche avec de la terre l'entrée du tube. A regarder en accéléré !

Retrouvez toute la sélection d’hôtels à insectes sur mon site : www.beke-biodiv.fr


D’autres exemples d’espèces invasives : Le Baccharis à feuilles d’arroche qui est un véritable désastre écologique sur nos littoraux, Le Charançon rouge des palmiers qui ravage les palmiers en Europe, et bien d’autres encore !


Sources :

Carte de la répartition de la Renouée du Japon en France. Consultation le 02/05/2020. http://siflore.fcbn.fr/?cd_ref=117503&r=metro
Espèces exotiques envahissantes, site de l’IUCN. Consultation le 13/04/2020.